tant pis pour elle... quelle déception !
La chanson de Charlotte Cardin que j'ai découvert par la radio... avant d'avoir vu le vidéo clip... mais je vous explique cela en long, large et travers dans cet article.
A gauche le texte que je trouvais beau, à droite un mot sur l'artiste... Volontairement je ne mets pas la vidéo en premier car... le texte pris à part est noble...
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Tant pis pour
elle Que celle que
tu aimes Quelle belle
nouvelle Fini ce
bordel Quelle belle
nouvelle Ooh, ooh Tant pis pour
elle Toi un dieu
dans mon ciel Tant pis pour elle
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Contrairement à beaucoup de divas qui montent dans les tours pour prouver qu'elles savent chanter, Charlotte Cardin utilise le souffle. Techniquement, elle chante souvent très près du micro avec une compression assez serrée. Ça donne cette sensation qu'elle te murmure à l'oreille, même quand elle envoie de la puissance. C'est une gestion du "air-to-vocal ratio" qui rappelle un peu ce que faisait Amy Winehouse, mais avec une précision chirurgicale moderne. Ses morceaux (surtout sur l'album Phoenix) sont des modèles de production minimaliste. On enlève tout ce qui dépasse. Ce n'est pas de la paresse, c'est du déshabillage volontaire. Elle laisse d'énormes espaces vides entre la basse et la voix. Elle a été mannequin chez Elite avant d'exploser dans la musique. Pourquoi c'est intéressant pour nous ? Parce qu'elle a une conscience de l'image et du cadre qui est flippante. Dans ses clips ou sur scène, elle sait exactement où se placer par rapport à la lumière. Elle ne "subit" pas le plan, elle le construit. Elle a ce côté "hybride". Elle écrit en anglais pour la structure rythmique (l'anglais "claque" mieux sur ses beats syncopés), mais elle garde une mélancolie très francophone dans les thèmes. Ce n'est pas de la soupe internationale formatée, c'est une Québécoise qui a compris comment hacker le système pop mondial avec les codes du jazz. |
Alors de quoi ça parle ce texte…(et je dis bien LE TEXTE, car j’ai découvert ce titre à travers la radio, et j’ai eu envie d’en parler comme je le comprend) et j’ai envie de répondre… de beaucoup de chose derrière la simplicité du propos.
Une première lecture pourrait être de dire que c’'est le sommet de l'hypocrisie sentimentale. La narratrice regarde l'autre s'effondrer et dit "Tant pis pour elle" avec une fausse compassion. En coaching, on appelle ça la validation par le chaos. Elle a besoin qu'il soit brisée pour se sentir exister. C'est une chanson sur l'emprise, déguisée en constat de rupture.
Techniquement, pourquoi ça marche ? Parce que la prod est vaporeuse. Si c'était sur un beat de Drill agressif, on grillerait le pervers narcissique tout de suite. Mais là, comme c'est chanté avec ce souffle dont je te parlais, ça passe pour de la tristesse. C'est le cheval de Troie sonore : le message est dégueulasse, mais l'emballage est en soie.
Dans cette chanson, le narrateur regarde l'autre tomber dans le trou et, au lieu de lui tendre la main, il analyse la chute. C'est du voyeurisme émotionnel.
On pourrait dire qu’il y a la déshumanisation de l’autre (que celle que tu aimes n’était qu’une étincelle, qu’elle brûle avec elle). Ici, l'éthique part en fumée. L'autre femme n'est plus une personne, c'est un déchet inflammable. On est dans la négation de l'autre. Pour se rassurer sur sa propre valeur, la narratrice a besoin que la précédente ne soit "rien". C'est une vision du couple comme un terrain de guerre où l'on ne gagne qu'en écrasant les ruines du passé.
On y trouve aussi la relation dieu-esclave (moi le bleu de tes yeux toi le dieu de mon ciel). C'est là que le bât blesse pour l'équilibre d'un couple sain. Placer l'autre sur un piédestal de "Dieu", c'est s'enlever toute dignité et toute autonomie. C'est une aliénation. Si lui est le Dieu et le ciel, elle n'est que le reflet. C'est l'inverse d'un partenariat : c'est une dévotion qui finit toujours par étouffer l'un ou l'autre.
Et on pourrait conclure sur la lune de miel comme évasion du réel (viens on s’échappe du système que je vide tes veines). C'est presque de la toxicomanie sentimentale. L'idée de "vider" l'autre d'une ancienne relation, comme si c'était un poison, montre une volonté de contrôle total. Éthiquement, on ne possède pas le sang ou la mémoire de son partenaire. Vouloir "s'échapper du système" pour s'enfermer dans un duo fusionnel, c'est souvent le début de l'isolement toxique.
CE QUE J'AI COMPRIS DE LA CHANSON A L'ECOUTE :
(je rappelle que cette analyse est basée sur la version AUDIO, le clip viendra après)
Ça c’était la version simpliste et négativiste du texte… que j’aurais validé SI UN MOT était différent… car pour démonter tout cet argumentaire il y a BELLE et non BONNE ; le poids d’un mot qui change absolument tout… Une belle nouvelle, c’est une opportunité sans se réjouir de la situation en question, une bonne nouvelle, c’est exactement le contraire.
Donc, pour expliquer mon propos, il me faut faire un brin de psychologie… Lorsqu’un couple se forme, il est composé de deux personnes… mais des fois, il y a une troisième personne qui n’a pas osé, a trop attendu, ou qui est proche… un peu trop proche que pour déclarer sa flamme et voit sa chance lui passer sous le nez. De ce fait, cette personne peut soit foutre la merde dans le couple pour le faire casser (de manière franche ou subtile), c’est un profil de jalousie ou de pervers narcissique. OU patiemment attendre que les choses se passent, ne pas se mêler de l’histoire et être là au bon moment pour ramasser les morceaux. C’est la méthode noble, il adviendra ce qu’il doit arriver, si le couple perdure, tant pis pour celle (dans notre cas) qui a laissé passer sa chance, si le couple s’écroule, être là pour celui qu’on aurait voulu avoir. Une bonne nouvelle aurait fait de ce texte un texte nocif et néfaste, or c’est une belle nouvelle… et ce simple mot change tout pour le sens général de la chanson. Encore plus que belle nouvelle se trouve dans le tout début de la chanson.
Alors voyons ce que nous dit réellement ce texte et pourquoi il est bien veillant et rempli de compassion…
Tant pis pour elle, quelle belle nouvelle
le titre de la chanson, BELLE nouvelle, pour celle qui chante, c’est sa chance
d’être présente, de construire quelque chose sans rien briser, sans nuire à
personne. A nouveau, cela aurait été BONNE nouvelle, c’est tout le sens du
texte qui change, à cause de l’intention du mot, un malheureux mot… quand je
vous affirme que la langue française est rudement bien foutue et que les
définitions sont importantes.
A mes yeux, on ne peut pas dissocier les paroles de paragraphe dans le sens ou le paragraphe forme une seule phrase. Donc, allons-y…
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Que celle que
tu aimes |
Donc, on a affaire à une rupture récente, le mec a encore des sentiments pour celle qui est partie, ce qui explique son état. Oui, celui qui se fait jeter est celui qui souffre le plus. Et malgré la rupture, l’accepter est difficile. S’entendre dire que celle qu’on aime n’était qu’une |
Étincelle est quelque chose de nécessaire, c’est une manière
de dire que la vie continue malgré que celle qu’il a aimé est partie, le
laissant en morceaux. Et en effet, celui qui part, avec le mal qu’il fait
derrière lui (et ce même quand la rupture se passe sans cri et sans heurt), est
celui qui « a tout cassé » aux yeux de celui qui reste. En effet, si
l’autre avait dit « il y a un souci, il faut qu’on réagisse », la
rupture aurait pu être évité, mais non, l’autre a pris la facilité et est
partie…. Donc, pour celui qui reste, s’entendre dire « elle n’était qu’une
étincelle, qu’elle brule avec elle » est une manière de dire « j’ai
tout vu et j’ai de la peine pour toi », « je te comprends et elle n’a
pas raison ». Vous remarquerez que ce n’est pas « qu’elle brûle en
enfer » ou « dieu que je la hais » (oui j’ai cherché pour
respecter les pieds et les rimes) … ce qui aurait été du PN en puissance
validant la première lecture… c’est noble. Ce n’est ni méchant ni méprisant. Elle
est partie, c’est son choix… qu’elle soit l’étincelle de quelqu’un d’autre.
Retour à l’essentiel, en effet, retour à la vie, la vraie vie, qui continue
même sans « elle », et que lui dit la chanteuse « moi le bleu de
tes yeux, toi le dieu de mon ciel », elle redonne de l’importance à celui
qui est brisé. Elle lui dit ouvertement que même brisé, elle l’aime… et
visiblement depuis longtemps.
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Fini ce
bordel |
Comprenez le
bordel comme la vie de couple qui partait sans aucun doute en sucette, en hésitation,
en doute. |
Que je te veux. Et en effet, puisqu’elle est partie, il n’a
plus besoins de son ex. c’est effectivement la fin des querelles et des pleurs,
des chamailleries qui font qu’un couple s’effondre par la dispute au détriment
du dialogue. La chanteuse, celle qui a attendu son tour, vient à nouveau
redonner de l’importance à celui qui est à terre, je te donne des ailes, et
elle lui dit en prime qu’il fait pareil pour elle. C’est une très belle manière
de dire « je t’aime » à quelqu’un non ?
J’aimerais ajouter aussi l’opposition des éléments… "L'étincelle" qui
brûle (l'ex) vs "Le bleu" et "Les ailes" (elle). Elle
ringardise la passion destructrice pour proposer une ascension vers autre
chose, sans rien promettre d’irréalisable, juste qu’elle est là…
S’échapper du système, je pense qu’il faut le comprendre comme s’échapper de la
noirceur de la rupture, oublier le passé (ce qui fait partie des étapes du deuil
amoureux entre nous sois dit… et le dit deuil se fait mieux en étant accompagné
que seul. Ceci dit, j’aurais aimé une notion de temps entre la rupture et cette
déclaration… car le deuil amoureux passe par se remettre en question avant de
se remettre avec quelqu’un si non c’est le couple qui se bâti sur la
compensation de ce qui est perdu, et là ce serait effectivement de la dépendance
affective pour l’un et de la possession pour l’autre, mais on va considérer
BELLE nouvelle et non BONNE nouvelle).
Que je la vide de tes veines… hé oui, c’est dur mais c’est vrai, quand on aime
quelqu’un on l’a jusque dans le sang… et pour faire en sorte que plus rien ne rappelle
celle qui est partie… de l’aide est la bien venue car ruminer seul est la voie
de la dépression et de l’éloignement social.
Considérer le premier baiser comme le début d’une lune de miel, c’est dire à
celui qui est à terre qu’on tourne la page à deux et qu’on écrit une nouvelle
histoire sur une belle page blanche, sur les ruines… on reconstruit à deux.
A nouveau, mon analyse ne tient la route qu’à cause de BELLE nouvelle… s’eut été bonne, ce texte aurait été tout aussi toxique qu’un autre analysé dernièrement… Une autre preuve s’impose… Ce n'est pas une chanson de triomphe éclatant, c'est une confidence à l'oreille d'un homme brisé. Et c’est pour cette raison que j’ai choisis d’en parler, même si il n’y a pas grand-chose à en dire à part que c’est superbement bien écrit, magnifiquement chanté… et avec les rimes les moins aisées de la langue française.
Petite note :
Le PN se nourrirait de la chute de l'autre. Il dirait "Bonne
nouvelle" parce qu'il gagne un trophée et il utiliserait la faiblesse de
l'homme pour l'enchaîner. Il ne veut pas "vider ses veines" pour le
guérir, mais pour y injecter son propre venin à la place.
L'Aide Bienveillante (la narratrice selon toi) propose une ascension. Elle ne cherche pas à posséder un esclave, mais à redonner des ailes à un blessé. La différence, c'est l'émancipation : le PN veut que tu restes petit, l'aide bienveillante veut que tu redeviennes un "Dieu".
Concernant les étapes du deuil amoureux :
elles sont les mêmes que pour un deuil (7 étapes allant du déni à la réparation
en passant par les regrets, la négociation, l’isolement, la remise en question
et l’acceptation). Démonstration :
- Le Déni : L'homme est encore dans le "bordel" et les "pluies torrentielles".
- Les Regrets : Ce qui "brûle avec l'étincelle".
- La Négociation : "L'hésitation à terme".
- L'Isolement : Le moment où il pleuvait sur lui.
- La Remise en question : C'est là que la narratrice intervient pour l'aider à vider ses veines.
- L'Acceptation : "Tant pis pour elle" (Le constat froid et nécessaire).
- La Réparation : "On reconstruit à deux" sur la page blanche.
Si on saute les étapes (déni, colère, marchandage, dépression, acceptation), on
ne construit pas un couple, on fait de la compensation. On utilise l'autre
comme un pansement (le fameux "rebound"). Éthiquement, c'est
dangereux parce qu'on ne regarde pas la personne pour qui elle est, mais pour
le vide qu'elle comble. Ton analyse rappelle que pour que la page soit vraiment
"blanche", il faut que l'encre de la précédente ait eu le temps de
sécher.
Concernant les promesses :
C’est sans doute le piège des relations de couple, je t’aime pour toujours, par
exemple, est une phrase hyper dangereuse.
"Moi, je te donne des ailes / Tu me donnes des ailes". Les
promesses dans l'euphorie de la rencontre sont des dettes que l'on contracte
sur un futur qu'on ne connaît pas encore. Le danger : C'est de
s'enfermer dans un rôle (le sauveur ou le sauvé). Si elle promet de le sortir
du système et de lui donner des ailes, que se passe-t-il le jour où elle
fatigue ? Ou le jour où il veut voler de ses propres ailes ailleurs ?
Dès lors, pour que mon analyse tienne, il faut considérer que le dons des ailes
est maintenant, là, à cet instant… d’ailleurs, il n’est nullement fait propos
de durée de cette nouvelle relation, c’est une proposition, à cet instant
précis. Moi je te dis je t’aime, et toi tu me le dis aussi ?
Concernant le choix des mots :
honnêtement, j'crois qu'elle a vraiment choisis ses mots sur ce texte, « belle »
ce n'est pas juste pour faire joli... Tout ce texte est la description de
plusieurs étapes du deuil affectif et comment se reconstruire avec quelqu'un, ça
parle de refaire confiance... donc, belle n'est pas innocent et ne pas avoir
choisi « bonne » ne l’est pas non plus. la confiance, c'est le point
de bascule. Dans le deuil affectif, la confiance est la première chose qui
crame avec "l'étincelle". Pour refaire confiance, il faut que la
personne en face ne soit pas là pour "profiter" de la rupture (le
côté rapace de la "bonne" nouvelle), mais pour proposer une
alternative plus noble, plus "belle".
L'acceptation de la fin (L'étincelle) : Reconnaître que ce
qui nous a brûlé n'était pas un incendie durable, mais un feu de paille. C'est
l'étape la plus dure, celle où l'on déconstruit l'idole passée.
L'ancrage dans le présent (Le bleu des yeux / Le ciel) : Se raccrocher à des
éléments fixes et apaisants pour arrêter de dériver.
L'action de nettoyage (Vider les veines) : C'est la phase active du
deuil. Ce n'est pas passif. On décide, avec l'aide de l'autre, d'extraire le
poison résiduel pour laisser la place à la "lune de miel" (le
renouveau).
C'est là que "Belle" prend tout son sens : c'est la beauté du geste de celle qui tend la main.
CE QUE LE VIDEO CLIP NOUS DIT :
Malheureusement il y a le vidéo clip… qui lui nous raconte une toute autre histoire que ce qui est supposé à la simple écoute, et voilà comment on détruit un message superbement bien écrit avec une narration visuelle. Analysons cela ensemble, car mon but est bien là, décrypter TOUS les messages…
Le clip s’ouvre sur un couple de danseur qui se dispute, et elle (la chanteuse) qui les regarde… ils sont toujours ensemble quand le mec fait de l’œil à la chanteuse. Le mec s’envoie en l’air avec la chanteuse tandis que sa femme est dans le parc, leurs regards se croisent et c’est LA FEMME qui est déçue de son mec… ce n’est donc pas le gugus qui est malheureux de la rupture, c’est la femme… et l’autre, la chanteuse, a sauté sur un regard pour s’approprier le mec. On a donc affaire à une prédatrice et non une main salutaire ! Pire, le clip nous montre que l’histoire se fini en plan à trois… donc, une relation ou il y aura forcément l’un de pilier qui se sentira exclus à un moment ou à un autre… et c’est la prédatrice qui fini en enfer avec le mec. Dès lors, il n’est plus question d’une promesse de reconstruction mais de la punition de l’absence de dialogue dans le couple et la conséquence de la trahison… c’est regrettable que ce soit la chanteuse qui brûle en premier car le fautif… c’est le mec, pas la femme ! Et double peine pour la blonde (elle) qui pensait avoir retrouvé un équilibre... tu parles, la vie est injuste, ce clip aussi.
Cette chanson liée au vidéo clip est donc la démonstration du mal qu’on peut faire à quelqu’un en le trompant, qu’une relation à trois ne peut pas tenir la route… et que tout se paye.
À l'écoute, on entendait une femme qui ramassait un homme en
miettes. Dans le clip, on nous démontre que c'est une opportuniste. Elle (la chanteuse) ne
soigne pas une blessure, elle profite d'une faille. Ce n'est plus une
"belle nouvelle", c'est une infestation. "Elle" (l'ex femme),
c'est la victime ! La femme trompée qui regarde son mec s'envoyer en l'air
pendant qu'elle est au parc. Le "Tant pis pour elle" devient alors un
cri de mépris d'une cruauté absolue. C'est le slogan de la maîtresse qui jubile
de la douleur de l'épouse. Ce n'est pas une reconstruction, c'est une réaction
en chaîne de destruction.
Et tout le texte, une fois qu'on a cette grille de lecture, est juste un truc dégueulasse à écouter car totalement dénaturé par la vidéo.
La "belle nouvelle" tu parles... quand je vous dit que le choix des images est aussi importante que le choix des mots... Franchement, avant d'avoir vu le vidéo clip, j'avais envie de découvrir sa discographie et pourquoi pas voir si d'autres textes étaient "de belles images" à décortiquer... là, ce que j'ai vu, je ne pourrais jamais donner le moindre crédit à ses lyrics, si le texte et l'image disent le contraire l'une de l'autre, c'est toute la crédibilité de l'artiste qui s'effondre... tant pis pour elle, quelle déception.
Et dire que si la chanteuse avait été la femme trompée on aurait eu un texte appuyé par la vidéo, mais non... la chanteuse est la prédatrice, si le texte avait été "tant pis pour moi" ca aurait marché aussi... alors à moins que charlotte ne soit comme César et parle d'elle à la troisième personne, y'a RIEN à sauver dans ce truc... c'est con, le texte était beau pris séparément.
Si elle (la chanteuse) avait été la femme trompée, le texte serait devenu un cri de résilience.
"Quelle belle nouvelle" serait devenu une ironie salvatrice (se débarrasser d'un traître, c'est finalement une "belle" libération).
"Vider ses veines" aurait été le processus d'auto-guérison pour s'arracher le mec de la peau.
"Tant pis pour elle" aurait pu être adressé à sa propre douleur ou à l'autre femme, mais avec une dignité retrouvée.
Le scénario de l'aveu ("Tant pis pour moi") : Si charlotte avait chanté à la première personne, elle aurait assumé son rôle de prédatrice, sa propre chute, sa propre erreur. On aurait eu une chanson honnête sur la noirceur humaine.
Mais en choisissant de parler d'une autre ("Elle") tout en jouant la maîtresse opportuniste à l'écran, elle crée un monstre de narcissisme. Elle chante la "noblesse" du soin tout en filmant la "bassesse" du vol. C'est de la schizophrénie artistique.
Résultat des courses, on est dans la pop-jetable :
On écrit des mots qui sonnent bien ("Belle", "Étincelle") parce que ça fait "profond".
On filme un truc "trash/glamour" (le plan à trois, la tromperie) parce que ça fait "moderne".
Rendu fianal : Zéro sincérité. C'est un produit marketing qui se contredit lui-même.

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